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Baignade en mer

Crédit photo : Jeremie Janisson

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Dépasser la peur de l'eau

L'enseignement de la natation a évolué et il est aujourd’hui couramment admis qu’il faut être parfaitement à l'aise dans l'eau avant d'apprendre les différentes techniques de nages. Or beaucoup de personnes éprouvent à un degré ou à un autre des peurs liées à l’eau (que l'on nomme aussi aquaphobies). Ces peurs de l’eau peuvent prendre de multiples formes. Par exemple, certaines personnes appréhendent de mettre le visage dans l'eau tandis que d’autres savent nager mais ne s'aventurent jamais en grande profondeur.

Dans cet article, nous allons faire un tour d'horizon des différentes techniques utilisées pour dépasser cette peur de l'eau, celles qui fonctionnent et celles qui ne fonctionnent pas.

On ne raisonne pas la peur

Trois attitudes, souvent adoptées spontanément par les pratiquants ou par leur entourage, montrent rapidement leurs limites et peuvent même avoir pour effet d'ancrer la peur de l’eau.

  • Se faire violence :
    Quelqu’un qui a peur de la profondeur pourra par exemple réussir à traverser la piscine en se forçant, en mettant toute sa volonté pour taire ses émotions mais ce n’est qu’une solution à très court terme. Le but ne devrait pas être de "faire avec" la peur mais de trouver les moyens de se sentir réellement en sécurité (y compris en cas de situations imprévues) et de prendre plaisir à être dans l'eau.
  • Raisonner la peur :
    Comme toute phobie, la peur de l’eau s’accompagne de représentations irrationnelles : par exemple celle d'étouffer si l’on met le visage dans l’eau ou ne pas être capable de flotter. Face à ces représentations, il est souvent tentant de faire appel à la raison pour démontrer que ces croyances sont fausses. Pourtant, cette stratégie atteint vite ses limites, surtout quand les émotions sont profondément ancrées. Face à des situations ressenties comme très dangereuses le cerveau n’est en général pas perméable au raisonnement.
  • Entrer en compétition avec les autres :
    Les activités aquatiques se déroulant souvent en groupe, on peut être tenté de se comparer avec les autres pratiquants pour juger ses propres progrès. Pourtant, chaque expérience, chaque vécu est différent et deux personnes n’éprouvent jamais les mêmes émotions.

Les ingrédients de la réussite

La peur de l’eau n’a rien d’irréversible. Comme le montrent de nombreux témoignages, il est toujours possible de se réconcilier totalement avec l’eau et de prendre plaisir à pratiquer des activités aquatiques. A l’origine de cette réussite, il y a souvent une structure spécialisée qui a su créer les conditions pour que ce déclic puisse se faire. La peur de l’eau est cependant devenue ces dernières années un business lucratif et les cours pour la vaincre ont fleuri dans les piscines sans que la qualité et l’expérience nécessaires soient toujours au rendez-vous. Voici quelques points importants pour que cette expérience puisse être un succès.

  • Inscrire de nouvelles sensations
    Pour Françoise Simpère, auteur de bien dans l’eau bien dans sa peau, le seul processus efficace pour vaincre la peur de l’eau consiste "à éprouver dans l’eau des sensations agréables qui viendront se substituer dans la mémoire émotionnelle aux souvenirs des expériences désagréables associées à l’eau." L’apprentissage de techniques ne suffit donc pas. Les notions de plaisir et de détente doivent être au centre de la démarche et sont les seuls moyens pour réellement dépasser sa peur de l’eau.
  • Prendre son temps
    Si l’on souhaite inscrire ces nouvelles sensations dans notre mémoire, il est indispensable de se donner du temps. Vaincre la peur de l’eau et apprendre à nager constitue un parcours progressif dont les principales étapes sont :
    • Prendre plaisir à s’immerger
    • Ressentir que l’on peut flotter en étant détendu
    • Ressentir ses appuis pour se déplacer
    Il faudra passer du temps à expérimenter chacune de ces étapes avant de passer à la suivante. Paradoxalement, c’est en prenant son temps que l’on en gagne. De nombreux échecs sont dus à un apprentissage technique précoce alors qu’à l’opposé quelqu’un qui est réellement à l’aise dans l’eau apprendra assez facilement à réaliser plus tard les gestes précis de la brasse, du crawl ou du dos.
  • Etre accompagné par des personnes expérimentées
    Pour que cette pédagogie puisse être appliquée avec efficacité, il est nécessaire de se tourner vers des professionnels qui ont une véritable expérience dans ce domaine. Ceux-ci doivent bien sûr être présents dans l’eau et en nombre suffisant. Ils doivent surtout savoir rassurer, accueillir cette peur et respecter les rythmes de chacun. L’encadrement de cette activité demande au moins autant de qualités humaines que de qualités techniques.
  • Disposer d'un cadre rassurant
    Il est enfin important de se trouver dans un cadre rassurant. Les piscines avec une fréquentation élevée et leur lot de bruit et d’éclaboussures ne sont pas forcément les endroits rêvés pour se détendre. L’idéal est de disposer d’un créneau spécifique, qui sera entièrement réservé à votre activité. La température de l’eau a également son importance, il est nettement plus facile d’aborder tranquillement cette activité si l’eau est suffisamment chauffée (au moins 29 degrés).

Une victoire en douceur

Vaincre la peur de l'eau est une victoire mais c'est une des rares victoires qui s'acquiert dans la douceur et la patience plutôt que dans la contrainte et l'esprit de compétition. Dans ces conditions, elle pourra constituer le début d'une formidable expérience comme le montre le vécu de nombreux "ex-aquaphobes" pour qui le plaisir retrouvé de l'eau égale en intensité leurs peurs passées.

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