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Crédit photo : Michiel Jelijs
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Pour produire l'énergie nécessaire au mouvement les cellules musculaires utilisent comme carburant une molécule appelée ATP (adénosine tri-phosphate). C'est le fractionnement de cette molécule qui va produire l'énergie utilisée par le muscle pour se contracter. Mais l'ATP n'est disponible qu'en très faible quantité au niveau musculaire, à peine de quoi soutenir 1 seconde d'effort. Le maintien du travail musculaire exige donc que l'ATP soit reconstitué en permanence grâce à l'énergie fournie par d'autres molécules. Cette reconstitution permanente de l'ATP se fait grâce à 3 voies énergétiques.
Dans cette voie, une molécule appelée créatine-phosphate (CP) est dégradée pour produire l'énergie nécessaire à la resynthèse de l'ATP. Cette réaction ne nécessite pas d'oxygène et peut libérer une quantité d'énergie importante très rapidement mais sur un temps total très bref. Cette voie est donc prépondérante dans les efforts intensifs et de courte durée. Sur un 50 mètres nage libre par exemple, environ 60% de l'énergie est produite grâce à cette voie. Comme cette filière ne produit pas de déchet, elle est particulièrement intéressante et il conviendra pour tous ceux qui veulent préparer des distances de 50 ou 100 mètres de réaliser des exercices de sprint pour la développer.
Ici, c'est le glycogène (sucre stocké dans les muscles ou le foie) ou le glucose, qui va être dégradé pour produire de l'ATP. La production d'énergie s'effectue sans oxygène et aboutit à la création d'un déchet appelé acide lactique. Ce déchet va faire baisser le ph cellulaire (c'est-à-dire acidifier le muscle), ce qui aura pour conséquence de limiter voire de bloquer la contraction musculaire. Par l'entraînement de cette filière, le nageur pourra tolérer une plus grande concentration d'acide lactique et produire ainsi plus d'énergie grâce à cette voie.
L'énergie provient de glucides ou de lipides (voire, dans des conditions extrêmes, de protéines) qui sont dégradés en présence de l'oxygène apporté par la respiration. La combustion des lipides demande beaucoup d'oxygène, ils seront donc utilisés en grande partie si l'effort est peu intensif (ce que l'on peut évaluer par l'absence d'essouflement). En cas d'effort plus intensif, le corps utilisera alors en plus grande quantité le glycogène dont la combustion demande moins d'oxygène. Après 45 minutes d'effort environ, l'action de certaines hormones permettra d'augmenter la part des lipides comme source d'énergie.