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Les filières énergétiques
Pour produire l'énergie nécessaire au mouvement les cellules musculaires utilisent comme carburant une molécule appelée ATP (adénosine tri-phosphate). C'est le fractionnement de cette molécule qui va produire l'énergie utilisée par le muscle pour se contracter. Mais l'ATP n'est disponible qu'en très faible quantité au niveau musculaire, à peine de quoi soutenir 1 seconde d'effort. Le maintien du travail musculaire exige donc que l'ATP soit reconstitué en permanence grâce à l'énergie fournit par d'autres molécules. Cette reconstitution permanente de l'ATP se fait grâce à 3 voies énergétiques.
La voie anaérobie alactique
anaérobie = sans oxygène
alactique = sans production d'acide lactique
type d'effort = sprint
Dans cette voie, une molécule appelée créatine-phosphate (CP) est dégradée pour produire l'énergie nécessaire à la resynthèse de l'ATP. Cette réaction ne nécessite pas d'oxygène et peut libérer une quantité d'énergie importante très rapidement mais sur un temps total très bref. Cette voie est donc prépondérante dans les efforts intensifs et de courte durée. Par exemple, sur un 50 mètres NL, environ 60% de l'énergie est produite grâce à cette voie. Comme cette filière ne produit pas de déchets, elle est particulièrement intéressante et il conviendra pour tous ceux qui veulent préparer des distances de 50 ou 100 mètres de réaliser des exercices de sprint pour la développer.
La voie anaérobie lactique
Ici, c'est le glycogène (sucre stocké dans les muscles ou le foie) ou le glucose, qui va être dégradé pour produire de l'ATP. Le muscle fait donc appel pour cette filière soit à du glucose qu'il a stocké soit à du glucose qui provient de la circulation sanguine. La réaction va se produire sans oxygène et aboutir à la création d'un déchet appelé acide lactique. Ce déchet va faire baisser le ph cellulaire (c'est à dire acidifier le muscle) et ainsi aura pour conséquence de limiter voir de bloquer la contraction musculaire. L'entraînement de cette filière aura pour effet de pouvoir tolérer une plus grande concentration d'acide lactique et ainsi le nageur pourra produire plus d'énergie grâce à cette voie.
La voie aérobie
aérobie = en présence d'oxygène
type d'effort = endurance
L'énergie provient de glucides ou de lipides (voir dans des conditions extrêmes de protéines) qui sont dégradées en présence de l'oxygène apporté par la respiration. Si l'effort est modéré, le corps utilisera en grande partie les lipides comme source d'énergie. On parle d'effort modéré lorsqu'il n'y a pas d'essoufflement et lorsque le coeur bat à environ 140 pulsations par minute. L'utilisation des lipides demande beaucoup d'oxygène, si l'effort est plus intensif, le corps en manquera et utilisera alors en plus grande quantité le glycogène. Après 45 minutes d'effort environ, l'action de certaines hormones permettra d'augmenter la part des lipides comme source d'énergie. Pour résumé, les lipides sont majoritairement utilisé lors d'un effort peu intense et long alors que le glycogène est privilégié pour les efforts plus brefs et/ou intenses.
Interaction entre les différentes filières
Cas des efforts de compétition (efforts maximum) :
Lorsqu'un effort maximum commence (compétition par exemple), les 3 filières sont amorcées en même temps mais elles mettent chacune un temps plus ou moins long pour intervenir à plein régime. Elles interviendront donc dans des proportions différentes selon la durée de l'effort demandé.
Cas des efforts d'intensité moins importante :
A l'entraînement, la filière anaérobie alactique fait généralement l'objet d'un entraînement particulier avec des séries de sprints courts (10 à 25 mètres) entrecoupés de récupération importante. Pour des efforts plus longs et d'intensité moindre tels que ceux que l'on réalise à l'entraînement, la part des processus anaérobie lactique et aérobie sera dépendante de l'intensité de l'effort.







