Si l'on considère avant tout un point de vue physiologique :
- Une récupération courte (de l'ordre de 10 à 15 secondes pour 100 mètres par exemple) n'a pas d'effet significatif sur l'impact de la série. Ce qui veut dire qu'un 15x100 avec 10 secondes de repos produira les mêmes effets sur l'augmentation de l'endurance qu'un 1500 nagé en continu.
- Les récupérations plus longues sont utilisés pour augmenter l'intensité de la série (efficace surtout si l'on est bien entraîné).
Ceci était parfaitement expliqué dans l'ancien livre de Michel Pedroletti, natation performance.
Cependant, aujourd'hui on est plutôt dans une logique où le travail physiologique est une conséquence de ce que l'on peut faire techniquement. C'est l'idée directrice de beaucoup d'entraîneurs et d'auteur dont Michel Pedroletti, encore lui, dans
son dernier livre (on voit une certaine évolution dans ses écrits) mais aussi d'Eric Legrand dans
nager au carré) Par exemple, cela ne sert à rien de faire un 1500 continu si l'on nage sur une amplitude faible ou si le nombre de mouvements augmente tout au long de la série.
Les temps de récupération ont donc avant tout pour vocation de maintenir le niveau de concentration et le niveau de fraicheur musculaire nécessaire pour nager sur la meilleure technique possible.
Sur ce thème, on peut par exemple faire des séries très intéressante avec un nombre de mouvements déterminé et réduire les temps de récupération si on arrive à maintenir cette amplitude.
Exemple :
10 x 100 R : 30'' avec 15 mouvements par 25m
Si j'arrive à maintenir cette amplitude, je passe à 10x100 R : 20'' lors de la séance suivante.