Comment vivez vous? Loin des bassins

Thèmes abordés : tout ce qui ne trouve pas sa place ailleurs...
butterfly
Supporter
Supporter
Messages : 1673
Enregistré le : dim. 16 janv. 2011 12:54
Localisation : Normandie

Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par butterfly » dim. 29 mars 2020 17:32

Bonjour à tous,

Je me demande si je vais vraiment pouvoir re plonger dans les bassins début d'année sinusite et maintenant le confinement GRRR...
J'arrive à faire des renforcements à l'appartement tout les jours. Une routine qui s'installe...

Et vous comment ça se passe ?

Les bassins vous manques pas trop?
On connait son passé, on vit son présent, nul ne sait que sera son futur :)
Avatar du membre
Miclio
Messages : 210
Enregistré le : jeu. 18 janv. 2018 22:48

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par Miclio » lun. 30 mars 2020 15:28

Ca me manque moins que je ne l'aurais pensé. Bien sûr je sauterais à l'eau tout de suite si j'en avais la possibilité mais ça va. Le truc c'est que je ne pratiquais en mode endurance donc je n'ai pas le manque physique lié à la libération d'endorphine.
Ce que je trouve triste c'est que les premiers jours quand je fermais les yeux j'arrivais à rappeler la sensation tactile que donne l'eau en s'écoulant sur le corps. Même chose pour les impressions de flottaison, de bascule, d'équilibre etc.
Le souvenir de ces sensations devient toujours plus diffus. On ne va pas renager demain il semble. Bien chanceux ce qui vivent au bord l'eau (ou ont une piscine).

Courage à tous :+
philille
Messages : 170
Enregistré le : ven. 6 mai 2016 23:14
Niveau : niveau3 NPT
Localisation : lille

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par philille » lun. 30 mars 2020 18:16

Perso, j'ai remplacé un entraînement par un autre: une heure de circuit training par jour dans la cour des garages en bas de l'appartement - pour la distance : 7 tours en 5 mn, pour l'échauffement et idem pour la récup.
J'enchaîne squat, gainage, course sur place:genou,fesses. AR les 3 étages en courant, fentes,jumping jack et dips.Ça me calme bien.J'espère progresser.C'est bon pour le mental si je fais le 5 km en eau libre prévu début juin.
Le soir,un peu de musculation et d'étirements...

Bon courage à tous !
Avatar du membre
andre
Supporter
Supporter
Messages : 763
Enregistré le : ven. 26 déc. 2014 20:11
Localisation : provence

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par andre » dim. 12 avr. 2020 08:39

de mon coté je bosse chez moi beaucoup de choses à faire coté maison
coté sport j'ai découvert une bonne chose sur you tube"la mobilité" qui je crois vas me faire le plus grand bien
avec la ppg et du vélo éliptique une séance de chaques par semaine
quelques mouvements de nage aussi par peur de les perdre
valdes
Supporter
Supporter
Messages : 1743
Enregistré le : sam. 13 févr. 2010 12:44
Niveau : Swimming cool
Localisation : Saint Brieuc

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par valdes » dim. 12 avr. 2020 11:10

Très très mal. Je vis ces PRIVATIONS et ces PRIVATIONS de LIBERTE très très mal.
Je suis déjà en mode transgression totale en courant de partout et en me balladant n'importe où et surtout en solo, dans la campagne. Le bord de mer m'étant totalement interdit (j'habite en Bretagne).
Je n'ai plus aucune relation sociale depuis plus de 4 semaines. Je vis seule. Je pète la forme. Je ne suis pas malade. Je vis cela très mal. Je fais partie des personnes qui peuvent se prévaloir de leur carte d'invalidité pour sortir comme elles le veulent (je suis bipolaire). Je ne m'en vante pas. En général, je cache cette carte et cette maladie que beaucoup assimile à de la folie. Là, la carte, elle m'est seulement utile pour ne pas me prendre une prune.
Mais depuis le début, je sortais. Je me risquais la prune. Je vis dans un HLM de 63 m2 et il commence à y faire très chaud, depuis les beaux jours qui s'installent.

Si le confinement perdure, je me ferais bien des petites virées natation en mer, de nuit. Je le ferais si cela dure.
Etre bipolaire c'est aussi cela, prendre des risques très inconsidérés, mais toujours les assumer. Souvent ces risques que l'on prend, provoquent le rejet par les autres. Les autres qui obéissent toujours.

Je ne crois pas dans les vertues du confinement. Le confinement n'est pas un médicament. J'ai suffisamment bossé dans l'industrie pharmaceutique pour vous le dire. Le confinement a été mis en place parce que nous avons tellement détruit notre service de santé, qu'en cas de grosse vague de patients arrivant à l'hôpital, on ne pourra pas tous les accueillir. C'est la seule raison d'être du confinement. La destruction de notre système de santé. Ne nous trompons pas de cible. On ne combat pas un virus en #Restant chez soi, on arrête juste TEMPORAIREMENT sa propagation.

Temporairement est le bon mot.

Les médecins qui sont autour de notre président ne sont pas d'accord entre eux et ne tiennent aucun compte de l'écosystème. Or un virus, ça vit dans un écosytème. Ca se réveille en hiver quand les gens sont plus les uns contre les autres, confinés chez eux, ça s''éteint un peu aux beaux jours, avec les gens plus dehors et la distanciation sociale plus respectée. Mais ça, hein, nul ne le dit. On a même des statistiques qui sont faites sans tenir compte de cela, de cet aléas là, celui de la saison. Pour des scientifiques, c'est ouf de chez ouf. Mais bon.

On entend qu'un seul son de cloche en ce moment et le seul son de cloche que l'on entend, c'est #restez sous cloche. On ne s'immunise pas en restant sous cloche. Pire, on fait même le contraire.
Maintenant, on entend dire que l'on va s'en prendre aux joggeurs, colporteurs du virus, selon certain. Il est clair qu'on voit très peu de joggeurs atteints du virus, mourir à l'hôpital et beaucoup plus de fumeurs, mais bon, sus aux joggeurs et ouvront largement les horaires des bureaux de tabac.

Le pire est que cette désinformation totale. Elle marche et elle marche grave.

Hier, on m'a jeté un oeuf en me criant #restez chez vous, parce que je marchais dehors, seule, en nature, sans faire de mal à personne.
Le confinement entraîne la création de confinis. Il est de plus en plus urgent d'en sortir. Autrement, le remède du confinement fera plus de victimes que le mal, par le virus.

Car nous ne sommes pas tous égaux face au confinement. Seul ou pas. En pavilon ou pas. Ayant une maladie psychique ou pas. Un travail ou pas. Etc.
La natation n'est dangereuse que lorsque l'on manque le mur.
Club des Saumoneaux
Eole
Supporter
Supporter
Messages : 428
Enregistré le : jeu. 20 févr. 2014 23:18

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par Eole » dim. 12 avr. 2020 21:50

Que te dire Valdes, si ce n'est que je suis totalement sur la même longueur d'onde que toi. Plus le temps passe et plus je vis mal cette privation de liberté. Je la vis d'autant plus mal que, plus le temps passe, plus les annonces anxiogènes se multiplient : "déconfinement très lointain" (premier ministre), "pas à l'ordre du jour"(gouvernement), "du sang, de la sueur et des larmes pour la suite", "fin de confinement mi-mai voire fin mai"(proches de l'Elysée dans le Journal du Dimanche d'aujourd'hui). Depuis que j'ai entendu ça, je suis encore plus sur les dents. Je pouvais supporter au maximum 6 semaines, 10 à 12 semaines, ça ne sera pas possible. Comme toi, je suis révoltée par la non gestion de cette crise. Je le suis davantage encore quand je vois ce que nos voisins envisagent (Allemagne, Autriche et même Italie et Espagne). On envisage des solutions, un calendrier, un horizon. Ici, rien à part un horizon lointain. Ils jouent avec nos nerfs ce qui est d'autant plus immonde que c'est de leur faute si nous en sommes là (ce que tu as expliqué sur l'état de l'hôpital en plus de toutes leurs sales manœuvres pour détruire nos acquis sociaux depuis qu'ils sont au pouvoir). Je m'attends bien aussi à ce que micron nous annonce demain un durcissement des règles du confinement. Le barouf fait autour des joggeurs et les arrêtés débiles (sport interdit de 10h à 19h) pris par la ville de Paris et les départements de banlieue ne sont pas de bon augure.
Parmi les annonces potentielles, il y aurait aussi l'interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes. Ils vont peut-être nous interdire les plages, les trains, les hôtels aussi (ça fait souvent plus de 100 personnes ça...) ? Cela implique aussi la mort temporaire des compétitions sportives et des spectacles. Adieu les courses d'eau libre que j'aime tant et pour lesquelles je m'entraîne d'arrache pied toute l'année. Cela fait deux ans que je ne suis pas vraiment partie en vacances et ce sont ces micros déplacements dans tous le pays qui m'assurent une bouffée d'oxygène salutaire.

Nager, c'est ma bouée de sauvetage. C'est ce qui me tient et c'est ce qui me fait oublier, deux heures par jour, ma situation personnelle triste et difficile à plusieurs égards. La piscine, c'est ma deuxième maison. Je connais tout le monde, tout le monde me connait. C'est un vrai plaisir d'y aller aussi bien pour nager, pour profiter du solarium, pour discuter et rigoler avec le personnel, les entraîneurs et les autres nageurs. Je ne pense plus à ce qui me ronge alors. J'ai bien peur que ses portes ne restent closes tout l'été, ce qui est absurde étant donné que le chlore n'est pas l'ami du virus. Heureusement que je ne vis pas à proximité directe d'un cours d'eau car je serais capable de m'y jeter tout habillée. Il y a bien des étangs dans le bois (interdit bien sûr) mais il y a aussi des rats autour et je n'ai pas envie de m'attraper la leptospirose. En plus, c'est vaseux et ça sent mauvais, c'est donc exclu. Il y a bien la Seine mais je me ferai extirper de l'eau fissa par la brigade fluviale avec méga prune à la clef.

Je cours un jour sur deux ou trois, autour du pâté d'immeuble puis je vais sauter à la corde en plus d'une heure quotidienne de PPG. J'essaie de sauvegarder mes muscles et un peu de mon endurance. Pour courir, je respecte les distances, la durée, j'ai l'attestation. Qu'ils décident de nous garder prisonniers de cette manière encore longtemps et je pense que je ne respecterai plus les consignes parce que j'en ai assez d'être infantilisée (cette attestation débile qu'il fallait recopier à la main chaque jour si on a pas d'imprimante).
Je ne supporte plus la psychose ambiante : les gens qui se baladent avec un masque sur le pif dans la rue (ok dans les transports en commun ou au supermarché mais dans la rue m....), les brusques écarts pour éviter les autres, tous ces gens qui ramènent leur fraise à la télé pour nous prédire le pire et surtout, ceux que je ne supporte plus, ce sont ceux qui nous gouvernent. Ils nous infantilisent, nous privent outrageusement de liberté (les Suisses peuvent continuer à faire du sport par exemple, idem pour les Allemands, ils peuvent circuler, ils n'ont pas besoin de "laisser passer"), nous culpabilisent alors que nous sommes en réclusion forcée du fait de leurs errances et de leur arrogance (Buzyn qui disait que le virus n'avait pas de chance d'arriver). Des gens avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme pour dire que cette saleté de virus allait circuler et faire des ravages et ils n'ont pas été entendus, tout comme les médecins chinois qui s'inquiétaient de la survenue d'étranges pneumonies dans la ville de Wuhan. Les autorités de la ville les ont muselés, menacés pour ne pas faire de tort à leur ville. Ils ont refusé de faire remonter les cas à Pékin (cf enquête du Monde parue en début de semaine) et le mal a pu circuler. C'est du fait de leur bêtise que nous en sommes là où nous en sommes. Ils sont fait du même bois que ceux qui nous dirigent. Et dire qu'il y a quelques semaines, nos personnels de santé, ceux-là même qui font des miracles aujourd'hui, se faisaient gazer en manifestant. J'aurais honte à leur place.

Demain, le petit chefaillon va prendre son plus bel air martial et nous annoncer qu'on va en c... encore quelques semaines et qu'il faut que nous restions sous cloche, à la niche, au mitard y compris les populations qui ne sont pas les plus à risque et qui pourraient justement aider à construire l'immunité collective. Il va prendre ses grands airs graves comme il l'a fait lors des précédents discours pour nous dire que nous devons être forts, que nous sommes en guerre, appeler à l'unité nationale, et blablabla. A aucun moment il ne dira texto : si vous êtes enfermés durant toutes ces semaines, c'est parce que nous n'avons pas les moyens d'assurer une sortie en sécurité relative. J'ai la rage, vraiment. Je l'ai depuis qu'ils sont là en fait et particulièrement ces derniers mois (réforme des retraites, du lycée, violences policières, destruction des acquis sociaux, du système de santé, "start up nation"). J'ai l'impression que nous sommes dans une phase de mise au pas de la population et que nous sommes en dictature sanitaire voire en dictature tout court (la peur est le ressort qui est classiquement utilisée par les régimes autoritaires). Et je n'en plus de voir mes concitoyens se comporter en bons petits moutons pour toute une partie d'entre eux sans le moindre esprit critique alors que la situation est critique et que l'on nous ment à longueur de journée, sur tout, tout le temps. C'est comme pour les pénuries, tient. Soi-disant qu'il n'y en a pas. C'est faux. Cela fait un mois que des articles manquent dans les rayons des supermarchés qui sont toujours vides au quart ou au tiers suivant les jours. J'espère que mes concitoyens se rappelleront de tout cela en 2022.

Ma mère qui a connu la guerre et l'occupation, m'a encore dit aujourd'hui que les gens étaient plus libres à cette époque qu'aujourd'hui. Nous sommes en train de faire les mêmes erreurs que l'Italie, à savoir gérer cette crise de manière militaire et policière alors que c'est d'abord une gestion sanitaire qui aurait dû être mise en place (ha les vols en provenance de Chine qui arrivaient en France sans aucun contrôle au mois de février!!!). Je n'ai aucune confiance en ce gouvernement de bras cassés car je sais qu'il prendra de toutes façons, les mauvaises décisions. On parle beaucoup, et à juste titre, des victimes du virus. C'est bien sûr tragique mais ce qui sera aussi tragique voire davantage c'est le nombre de victimes collatérales d'un confinement trop long. Je pense à ceux qui vont mourir de solitude, de la précarité, du chômage, de la faim, aux femmes et aux enfants battus, à ceux qui n'ont plus du tout de revenu, ceux qui perdront leur emploi, leur entreprise, leur santé mentale. Des morts, il y en aura d'autres hélas.

Pour en revenir au sujet après cette longue digression, je suis très pessimiste quant à nos possibilités de reprise de la natation dans les mois qui viennent. Après, je peux me tromper. J'espère me tromper.
Avatar du membre
portocéan
Messages : 270
Enregistré le : dim. 3 août 2014 20:15
Niveau : C9 faible
Localisation : Le Havre
Contact :

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par portocéan » lun. 13 avr. 2020 22:49

Bonjour Eole,

Je comprends très bien tes inquiétudes actuelles même si je ne partage pas ton analyse de cette situation. Mais cela ne me pose pas de problème...

Par contre, quand tu dis que :
Ma mère qui a connu la guerre et l'occupation, m'a encore dit aujourd'hui que les gens étaient plus libres à cette époque qu'aujourd'hui.

C'est une blague ?

Je n'ai pas connu la guerre bien sûr (70 berges) mais mes parents mes grands parents l'ont eux bien sûr connu cette période de 4 ans... pas un mois, 4 ans! Alors évidement, ils pouvaient circuler sous les bombes, aller à la campagne se ravitailler en rutabagas (en vélo la chance !). C'est vrai qu'ils étaient bio avant l'heure...
Et puis mon grand père c'est fait un petit voyage itinérant de 4 ans à travers toute l'Europe en wagon à bestiaux. C'était le Service du Travail Obligatoire (STO).
Désolé Eole...
J'habite une région qui a pris cher (bombardements du Havre, débarquement de Normandie)...
Leela
Supporter
Supporter
Messages : 1699
Enregistré le : mer. 4 avr. 2012 16:18

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par Leela » lun. 13 avr. 2020 23:59

Pour ma part je supporte mieux le confinement que je ne l'aurais cru. La piscine me manque mais je travaille d'autres qualités. Je fais du vélo sur un home trainer mais je commence à avoir sérieusement mal aux fesses malgré mon cuissard rembourré :-d
Quand j'ai eu mon accident c'était bien moins drôle, 4 mois à la maison avec une jambe dans le plâtre puis des béquilles. Mais là, cet enfermement a un goût amer, surtout que je sais la difficulté de revenir à son niveau en natation après un tel arrêt.

En tout cas je partage pas mal de tes propos Valdès, le confinement est une méthode bien archaïque et loin d'être suffisante. Aujourd'hui on connaît les populations les plus à risque face au virus, on dispose de tests et d'outils technologiques puissants mais il faudrait déjà être prêts maintenant pour dans un mois. Et surtout, nous n'en sommes encore qu'au début. Le confinement c'est un peu reculer pour mieux sauter.

Je suis aussi abattue de voir le peu de rationalité de certains... ceux qui portent des masques tout seuls dans leur voiture, ou qui le portent sur le menton. Ceux qui se permettent de lancer des pétitions ou des sondages pour décider de la pertinence d'un traitement médical...
Et puis bien sûr, l'inexplicable stigmatisation des promeneurs ou des joggers (ce que je ne suis pas). On ne peut plus sortir légitimement sans se faire suspecter d'être un profiteur ou un traître... Les donneurs de leçons depuis leur grande maison de campagne qui critiquent les citadins trop nombreux dehors...

Bref. Espérons que d'ici un mois on ne considère plus les activités sportives et culturelles comme des frivolités et qu'avec la réouverture des écoles on réouvre les bassins, même avec des précautions.

Toutes mes pensées à ceux qui vivent à l'étroit, seuls ou mal accompagnés ou encore à ceux qui sont malades ou endeuillés qu'elle qu'en soit la cause, et pour qui cette période est encore plus difficile.
A bientôt j'espère, en eau libre ou dans les bassins :hello:
Eole
Supporter
Supporter
Messages : 428
Enregistré le : jeu. 20 févr. 2014 23:18

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par Eole » mar. 14 avr. 2020 00:33

portocéan a écrit :
lun. 13 avr. 2020 22:49
Bonjour Eole,

Je comprends très bien tes inquiétudes actuelles même si je ne partage pas ton analyse de cette situation. Mais cela ne me pose pas de problème...

Par contre, quand tu dis que :
Ma mère qui a connu la guerre et l'occupation, m'a encore dit aujourd'hui que les gens étaient plus libres à cette époque qu'aujourd'hui.

C'est une blague ?

Je n'ai pas connu la guerre bien sûr (70 berges) mais mes parents mes grands parents l'ont eux bien sûr connu cette période de 4 ans... pas un mois, 4 ans! Alors évidement, ils pouvaient circuler sous les bombes, aller à la campagne se ravitailler en rutabagas (en vélo la chance !). C'est vrai qu'ils étaient bio avant l'heure...
Et puis mon grand père c'est fait un petit voyage itinérant de 4 ans à travers toute l'Europe en wagon à bestiaux. C'était le Service du Travail Obligatoire (STO).
Désolé Eole...
J'habite une région qui a pris cher (bombardements du Havre, débarquement de Normandie)...
Ecoute, c'est ce qu'elle m'a dit, je n'y étais pas et non ça n'est pas une blague. Par contre, cette affirmation ne concernait que la liberté de circuler. Je ne l'ai pas précisé, mea culpa, c'était pas très clair.

Elle était toute gamine et se rappelle effectivement des ravitaillement en beurre que mon grand-père allait chercher dans l'Eure et des patates qu'ils allaient glaner dans les champs. Il y a avait des soldats allemands dans la ville (banlieue parisienne) qui fichaient une paix relative aux gens qui restaient tranquilles (peut-être qu'ils étaient surtout concentrés sur Paris en fait). Ça n'étaient pas des SS, juste des soldats. Elle ne m'a pas parlé de restrictions particulières de circulation mais il y en avait peut-être. La vraie contrainte de circulation était surtout au moment des bombardements (alliés surtout car proximité des usines Renault qui avaient été réquisitionnées pour fabriquer des camions pour l'ennemi) : il fallait vite aller se mettre aux abris lorsque les sirènes se mettaient à hurler.

Pour le reste, on verra. Je suis d'un naturel pessimiste en particulier quand je n'ai pas le moral et que je suis stressée. J'espère me tromper. Ce dont je suis sûre cependant, c'est que le pays est entre de mauvaises mains.
Eole
Supporter
Supporter
Messages : 428
Enregistré le : jeu. 20 févr. 2014 23:18

Re: Comment vivez vous? Loin des bassins

Message par Eole » mar. 14 avr. 2020 00:43

Leela a écrit :
lun. 13 avr. 2020 23:59

Bref. Espérons que d'ici un mois on ne considère plus les activités sportives et culturelles comme des frivolités et qu'avec la réouverture des écoles on réouvre les bassins, même avec des précautions.
Je trouve logique aussi si on ouvre à nouveau les écoles d'ouvrir les établissements sportifs mais je crains que cela soit le cadet de leurs soucis. J'attends déjà de voir comment ils vont rouvrir les établissements scolaires : c'est un grand nombre de gens qui se côtoient de très près. J'appréhende de rester plusieurs heures avec une trentaine de gamins potentiellement contaminants. Est-ce qu'on aura de quoi nous protéger (les mômes et les enseignants) ? Quand on voit l'hygiène souvent déplorable de nos établissements (pas assez de personnel technique pour nettoyer) et quand je me rappelle des mensonges passés, j'en doute. Ah oui, et pour les masques, le 12 mars il était formellement interdit aux enseignants d'en porter un...

Autre sujet d'inquiétude concernant les piscines : seront-elles fonctionnelles ? Si elles ont été laissées "en eau", oui, certainement. En revanche si des communes ou des exploitants ont choisi la vidange totale ça risque de poser de très gros problèmes (jeu de la structure du bassin, des carrelages, problèmes de plomberie...). Tout est tellement inédit dans cette situation que l'on risque d'avoir de mauvaises surprises. On verra bien.
Répondre