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1 Français sur 7 ne sait pas nager. Est-ce toujours lui qui se noie?

Le 27 juin 2019

1649 noyades accidentelles ont eu lieu pendant l'été 2018 dont plus de 400 ont entraîné un décès (soit 3 décès par jour). Ces chiffres sont souvent mis en relation avec le fait qu'un enfant sur deux ne sait pas nager à l'entrée au collège ou que, plus globalement, un français sur sept ne sait pas nager. Pourtant, l'apprentissage de la natation n'est ni la première mesure de prévention à adopter, ni une garantie de sécurité (loin de là).

Les plans d'apprentissage de la natation (j'apprends à nager, aisance aquatique) se succèdent, mais ils ont bien peu de chances de porter leurs fruits s'ils ne sont pas inclus dans un plan de prévention plus vaste.

Les dangers des milieux naturels

Chez les enfants de plus de 6 ans et les adultes, 86% des noyades mortelles ont lieu en milieu naturel (mer, lacs, rivière). Ces lieux présentent des risques particuliers : courants, vagues, faible visibilité, fonds en pente variable, etc. De ce fait, même un nageur d’un niveau très correct, peut s’y retrouver en difficulté. S'il est vrai qu'un enfant sur deux ne sait pas nager à l'entrée au collège, il faut préciser que le niveau demandé pour être considéré comme "nageur" (qui inclut des déplacements sur 15 mètres sur le ventre et sur le dos) est totalement insuffisant pour être en sécurité dans ces lieux.

Il est donc urgent de développer une meilleure connaissance de ces risques et d’insister sur l’impérieuse nécessité de se baigner dans des endroits surveillés. Il faut savoir les identifier, par exemple en repérant les drapeaux bleus sur une plage qui indiquent les limites de la zone surveillée. Ces connaissances pourraient être intégrées aux programmes d'apprentissage de la natation comme c'est parfois le cas à l'étranger.

En plus de la baignade dans des zones non surveillées, on observe chez les adultes et les adolescents, certains comportements particulièrement à risque comme :

  • La consommation d’alcool, constatée chez 18% des victimes de plus de 13 ans.
  • La pratique d’une activité autre que la baignade (plongeon, sports nautiques, etc.) sans respecter les consignes de sécurité ou sans porter le matériel obligatoire.

On pourra globalement méditer sur le fait que 78% des victimes décédées sont des hommes alors qu’ils sont censés être un peu plus souvent nageurs. Plus qu'un problème d'apprentissage de la natation, il semble donc y avoir un problème de conduites à risques. L’agence Santé Publique France publie d'ailleurs une brochure simple et claire avec des conseils de prévention qui mériteraient d'être plus largement diffusés.

Des piscines familiales obligatoirement protégées (en théorie)

En piscine privée familiale, les accidents et les décès concernent avant tout les jeunes enfants de 0 à 5 ans. Dans cette tranche d'âge particulière, il y a eu 25 décès du 1er juin au 30 septembre 2018. Cela représente une forte augmentation alors que les enquêtes précédentes avaient noté une baisse.

La sécurité de ces jeunes enfant ne peut passer que par :

  • La vigilance permanente d'un adulte, clairement désigné, durant les activités de baignade, même si l'enfant sait nager ou se débrouille bien.
  • L'installation d'un dispositif de sécurité garantissant que l'accès à la piscine est impossible le reste du temps.

Pour les piscines enterrées ou semi-enterrées, la loi prévoit depuis 2004 l'obligation d'installer l'un des quatre dispositifs de sécurité homologués : barrières de protection, alarmes, couvertures de sécurité ou abris. A ce sujet, il est étonnant de parcourir les sites de location et de constater qu'il est assez rare de trouver des maisons où les piscines sont sous abris ou entourées de barrières. La première des politiques de prévention ne serait-elle pas de faire respecter cette loi? Quant aux propriétaires, sont-ils conscients qu'ils ne seront pas couverts par leur assurance en cas d'accident s'ils ne respectent pas cette obligation (en plus d'être passible d'une amende de 45 000€)?

Le mythe de la noyade sèche

L'enquête sur les noyades de "Santé Publique France" recense toutes les noyades ayant lieu sur le territoire français. Régulièrement mise à jour, elle tient compte aussi de facteurs spécifiques. Ainsi, l'année 2018 a été marquée des températures nettement supérieures aux moyennes de saison, ce qui peut expliquer en partie le nombre d'accidents. Malheureusement, l'année 2019 ne semble pas être plus clémente de ce point de vue.

Parmi les facteurs exceptionnels, on trouve aussi le sujet de la noyade « sèche ». Il s'agirait d'une noyade qui interviendrait plusieurs heures, voire plusieurs jours, après une activité de baignade alors que la victime ne présente plus aucun symptôme. Ce concept ne repose sur aucune base scientifique ou médicale. Une noyade peut entraîner des complications à distance mais il y aura dans ce cas des symptômes persistants (toux, fièvre). Ce sont ceux-ci qui doivent alerter.

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