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1 Français sur 7 ne sait pas nager. Est-ce toujours lui qui se noie?

Le 24 juillet 2018

Le début de l’été a vu une augmentation de 40% du nombre de noyades. Même si le nombre de décès est lui en baisse, il y a tout de même eu 3 décès par jour pour cette cause. Des articles ont été publiés sur un grand nombre de médias faisant généralement un parallèle direct et exclusif avec le fait qu’un Français sur sept ne sait pas nager.

Evidemment, dans l’imaginaire collectif, c’est ce Français sur 7 qui se noie. Pourtant, chaque noyade étant répertoriée, on sait que ce constat est bien trop réducteur. Il aboutit même parfois à un message dangereux en faisant oublier que tout le monde est concerné.

Des enquêtes précises qui doivent permettre une prévention efficace

Les enquêtes sur les noyades menées par l’agence Santé Publique France sont très complètes et leurs données devraient permettre de communiquer des messages de prévention ciblés.

On sait ainsi notamment que 72% des noyades ont lieu en milieu naturel (lac, mer, rivière) et que cela représente même 79% de celles qui sont suivies d’un décès. Ces lieux présentent des risques particuliers (courants, vagues, faible visibilité, fonds en pente variable) qui font que, même un nageur d’un niveau très correct, peut s’y retrouver en difficulté.

L’urgence serait donc de développer une meilleure connaissance de ces risques et d’insister sur l’impérieuse nécessité de se baigner à des endroits surveillés. Il faut d’ailleurs savoir les identifier, par exemple en repérant les drapeaux bleus sur une plage qui indiquent les limites de la zone surveillée. Ces connaissances pourraient être intégrées aux programmes d'apprentissage de la natation comme c'est parfois le cas à l'étranger.

Les noyades ont par ailleurs souvent lieu dans les piscines privées (14% dans les piscines familiales et 5% dans les piscines privées à usage collectif). Depuis 2004, la loi prévoit l’obligation d’installer l’un des quatre dispositfs prévus pour empêcher l’accès à la piscine. L’agence Santé Publique France insiste aussi sur le fait de nommer un seul adulte responsable de la surveillance pendant la baignade (ce conseil étant bien sûr valable quel que soit le lieu).

La prévention des comportements à risque.

Chez les adultes et les adolescents, certains comportements à risque sont régulièrement constatés. On pourra d’ailleurs méditer sur le fait que, chez les 25-44 ans, 79% des victimes sont des hommes alors qu’ils sont plus souvent nageurs que les femmes dans cette tranche d’âge.

Parmi les comportements à risque, on peut par exemple relever :

  • La consommation d’alcool, constatée chez 18% des victimes de plus de 13 ans.
  • La pratique d’une activité autre que la baignade (plongeon, sports nautiques, etc.) sans respecter les consignes de sécurité ou sans porter le matériel obligatoire.

L’agence Santé Publique France publie une brochure simple et claire avec des conseils de prévention qui mériteraient d'être plus largement diffusés.

L’enseignement de la natation est-il sinistré ?

Il n’en reste pas moins que l’apprentissage de la natation est primordial. D'ailleurs, le chiffre d’un Français sur sept ne sachant pas nager, souvent cité, devrait être porté à un sur trois en considèrant les personnes qui ne peuvent pas parcourir plus de 50 mètres en piscine (un niveau qui est de toute façon encore insuffisant pour être en sécurité en milieu naturel comme nous l’avons vu précédemment).

Beaucoup de choses ont été dites et écrites à ce sujet. On pourrait par exemple rêver la construction de nombreuses piscines mais, malheureusement, ce n’est pas vraiment dans l’air du temps. Il faut donc optimiser l’utilisation des piscines existantes pour améliorer l’apprentissage de la natation.

A ce sujet, il est frappant de constater qu’un maître nageur employé dans une piscine consacre souvent moins d’un quart de son temps de travail annuel à l’enseignement de la natation. Le reste du temps est consacré à l’encadrement d’autres activités comme l’aquagym et surtout à la surveillance. L’amélioration de l’enseignement de la natation se joue probablement à ce niveau, en faisant en sorte que ceux qui sont formés pour enseigner, enseignent plus souvent. Les pistes sont nombreuses pour cela :

  • Systématiser l’intervention des maîtres nageurs en enseignement lorsque les scolaires viennent à la piscine (dans certaines piscines, ils sont cantonnés à un rôle de surveillance)
  • En organisant plus d’activité d’apprentissage, notamment pendant les vacances, ou en facilitant l’organisation de cours particuliers.
  • En revoyant le cadre réglementaire de la surveillance pour ne pas que les maîtres nageurs soient obligés d’y consacrer la majorité de leur temps.

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Références

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