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S'entraîner en hypoxie, est-ce utile?

L'entraînement en hypoxie est utilisé depuis longtemps en natation. Il s'agit par exemple de nager en crawl en se limitant à une respiration tous les 5 mouvements ou plus. Cette méthode a-t-elle une utilité ? Quels sont les avantages que l'on peut en attendre ?

Reproduire l'entraînement en altitude

Les méthodes consistant à limiter les respirations se répandirent après les jeux de Mexico (1968) qui, exceptionnellement, se déroulèrent à 2200 mètres d'altitude. En natation, l'entraîneur américain James Counsilman fut, comme à bien d'autres égards, un pionnier, intégrant régulièrement dans ses programmes d'entraînement des distances avec un nombre de respirations restreint.

L'objectif était de reproduire des adaptations semblables à celles qui peuvent éventuellement être obtenues après un entraînement en altitude (amélioration du transport de l'oxygène jusqu'aux cellules musculaires, plus grande activité des enzymes impliquées dans la production d'énergie, etc.).

Une efficacité remise en question

Plusieurs études (1, 2) ont depuis confirmé que l'entraînement en hypoxie permettait, comme l'entraînement en altitude, de faire diminuer la pression artérielle en oxygène et était donc susceptible d'entraîner une adaptation de l'organisme. Cependant, lorsqu'un groupe utilisant l'entraînement en hypoxie a été comparé à un groupe témoin n'utilisant pas de limitation de la respiration, aucune différence dans l'évolution des performances n'a été constatée. (3)

A cela, plusieurs explications peuvent être avancées :

  • L'entraînement en hypoxie se déroule sur des durées trop faibles pour entraîner une adaptation de l'organisme.
  • Le nageur doit limiter l'intensité de son effort. Les bénéfices liés à l'hypoxie sont alors contrebalancés par les inconvénients liés à cette baisse de l'intensité comme un moindre développement de la force.

Ces différentes données ne permettent pas au nageur ou à l'entraîneur d'envisager un gain significatif grâce à l'entraînement en hypoxie.

Elles expliquent aussi que certains sportifs de très haut niveau se tournent plutôt aujourd'hui vers des méthodes entraînant une hypoxie de longue durée pendant les périodes de récupération, à travers des dispositifs comme les caissons hypoxiques. Si l'efficacité de ces solutions restent encore à valider scientifiquement, elles sont de toute façon inaccessibles au commun des nageurs.

Un entraînement spécifique

Une des particularités de la natation est que certaines épreuves en compétition entraînent des phases d'apnée plus ou moins marquées.

  • Les distances de 50 mètres en crawl et en papillon par exemple se nagent avec le moins de respirations possibles pour limiter les résistances rencontrées.
  • Les phases de coulées dans toutes les nages nécessitent de bloquer sa respiration pendant plusieurs secondes.

Les nageurs confirmés peuvent avoir besoin de s'entraîner à garder une nage efficace malgré les difficultés liées à ces phases d'apnée. L'hypoxie prendrait alors place dans le cadre d'un entraînement spécifique à certaines épreuves de compétition.

Références de cet article

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